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Une reprise de l’activité sur l’exportation de coraux en indonésie

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Demat

Message de  christ d’abri sois roche

Alors que je n’avais vraiment plus d’espoir d’une résolution à court terme de l’arrêt des exportation par l’Indonésie de coraux mous, anémones, et coraux durs.
Infos corroboré par les protagonistes locaux qui tenaient des propos alarmants sur le devenir des collectes dans le milieu naturel, sachant que l’état et des associations de protection du milieu naturel s’étant greffé sur le conflit originel purement bureaucratique entre deux administrations, celle de la délivrance des CITES et ceux associé aux vétérinaires.
Il semblerais que le manque à gagner du pays via les taxes, la pression des professionnels affectés par une activité anéantie et leur mécontentement pouvant avoir des répercutions politiques, le dénuement de cette population sans travail ni ressources depuis des mois, et sommes toute le manque de d’information fondées sur l’impact négatif du patrimoine naturel, dans le respect des textes déjà existant.
Mais aussi le ras le bol d’un états dans les querelles de clocher, la pression internationale, car n’oublions pas que toute la planète pratiquant notre hobby est affecté de la même façon, que nous allions vers une résolution plus rapide que supposé !
Le texte autorisant à nouveaux les imports serait signé ou en passé de l’être.

Qu’est ce que cela signifie ?
Et bien que les demandes de CITES vont êtres honorés à l’export par les services d’état indonésiens, que grâce à ces CITES d’export nous allons pouvoir demander les nôtres donc d’importation à la DIREN, que ces manips habituelles pour nous autres pro reste longues, soit quelques semaines.
Donc simplement des boutures d’accro Indonésiens chez Abri sous roche avant la fin de l’année, le père noël devrais pouvoir se faire mal !

Qu’est ce qui va changer ?
Et oui, tout ça ne vas être sans laisser de traces.
Première chose, les exportateurs ont souffert, 6 mois sans revenus, et en opposition la soif de toute la planète en manque!
Le deal semble évident, il n’y en aura pas pour tout le monde !
En plus les coraux ont profité de cette latence et sont plus gros et plus beau qu’à l’accoutumé.
Les espèces à croissance rapide ont été rattrapé par les variétés rares à croissance lente.
Donc l’offre est insuffisante et plus belle.
Vous m’avez compris, les premiers servit auront la crème mais aussi un tarif augmenté en parti justifié.
L’Europe n’étant pas les consommateurs privilégiés, nous allons devoir attendre que les américains, les Japonais et les chinois, soient servis, ensuite faudra pas tenter de négocier sous peine de passer notre tour.
il s’en suivra une demande forte, et un retour aux croissances habituels, donc des pièces moins rares, poussant vite pour combler la demande.
Ce qui augure des coraux moins intéressants, une demande qui boudera ces arrivages, laissant aux variétés exceptionnels de revenir sur le marché avec le prix général lié à l’offre et la demande en baisse pour revenir à une certaine « normalité ».
J’estime à une année ce retour à la normale.

Quel changement pour le milieu naturel ?
Nous devons être conscient que ce conflit à tout de même éveillé des mentalités sur ces prélèvement qui impactent les ressources PIB d’un pays, et cette mise en exergue devrait accentuer la surveillance et les bonnes pratiques.
Par exemple les Acanthophyllia deshayesiana rouge et bleu soit disant Australiens qui arrivaient au fond de caisses de poissons Indonésiens chez quelques magasins peu scrupuleux devraient rester dorénavant dans la nature.
Comme le Plerogyra sinuosa coupé en deux et placé sur un socle de béton pour berner la législation et passer en statut de « bouture » va lui aussi être obligé d’attendre de se reproduire et de grandir avant de nous arriver.
Il va s’en suivre une prolifération de coraux facilement bouturables et à potentiel de croissance suffisamment rapide pour être rémunérateur. Donc une raréfaction des choses déjà rares et une augmentation substantiel tarifaire avec des achats de nous les pros sur présentation en wysiwyg par les fournisseurs.

Quel répercutions sur votre magasin habituel de coraux ?
Là, les professionnels français vont devoir se poser la question de continuer à exercer un métier sans rentabilité suffisante pour le faire correctement, solder des coraux pas très colorés mais pas cher, placés en masse par les grossîtes, qui n’intéresserons pas les clients.
Ou perdre de l’argent sur la vente de pièce d’exception servant de publicité, mais que la majeure parti des clients ne sont pas prêts à en payer le prix à contrario des Américains, Japonais, ou le niveau de vie (pour certains) est plus élevé.
Reste le bouturage sur ce qui est possible de fragmenter, avec une offre déjà abondante particulièrement en VPC, vecteur de marge plus importante mais panier moyen en baisse.
Un Acropora à 250€ coupé en 20 morceaux à 19€ rapporte plus mais présentera à nombre égal de vente, un chiffre d’affaire inférieur.
Nous allons donc nous aussi devoir nous adapter, et limiter nos dépenses.
Il va naitre certainement des magasins plus petits, moins couteux en charge, avec une offre diminuée, peut être une spécialisation sur un domaine, comme les zoanthus, les Acros par exemple. Comme il existe des spécialistes des crevettes d’eau douce et de l’aquascaping. L’abandon d’un stock de matériel couteux, et des structures combinant la vente en VPC de vivant pour toucher un potentiel national et non plus un département.
A contrario des rayons porteurs dans de grandes animaleries généralistes ou la rentabilité peut être négative sur ce type de rayon, si l’attrait publicitaire et particulièrement l’aura de technicité et de compétence qu’apporte le marin est au rendez-vous, peut aussi fleurir.
La combinaison coefficient de 10x sur une Orchidée ou un pot de lierre compensant, pour une rentabilité calculé sur l’ensemble de la structure.
Restera le manque de personnel doté du certificat de capacité, ce qui pour l’instant n’a pas l’air de gêner l’offre de ceux-ci dont l’offre perdure après le départ du capacitaire…

En résumé, de grandes avancées sur l’Indonésie, et semble t’il de bonnes nouvelles de Fidjï, un retour à la routine rapide, mais certainement une transformation du commerce proprement dit en tarif et forme de structures pour coller à un hobby qui se transforme dans la taille des aquariums, et celles des possibilités financière des français.
Chris Abri sous roche
Photo Vincent Chalias/ St Amblard

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Arrêt temporaire des export d’Indonésie

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Demat

Apparemment, une vague de panique sur les sites de médias sociaux disant que le gouvernement indonésien a fermé l’exportation de corail.

Consultez la lettre officielle du gouvernement indonésien que les nombreux exportateurs ont reçu aujourd’hui:

L’Indonésie est la principale source mondiale de coraux pour le commerce des aquariums marins, exportant à la fois des spécimens prélevés dans la nature et des spécimens mariculteurs.

Nous avons reçu une mise à jour d’une source étroitement impliquée dans le commerce corallien indonésien en réponse aux nouvelles de ce matin selon lesquelles les exportations de corail indonésien ont été stoppées.

Il n’y a pas d’interdiction sur le corail indonésien. Les permis CITES sont délivrés normalement.

Cette histoire est juste un problème technique entre deux ministères en Indonésie. Les gens de la pêche / quarantaine ne veulent pas délivrer le certificat de santé qui doit accompagner toute expédition de corail vivant, localement et internationalement.  Des négociations sont en cours entre ces deux ministères pour résoudre ce problème technique.  Les Indonésiens sont des gens progressistes et chercheront un résultat positif rapide.  Il sera résolu dans quelques semaines.

Il n’y aura pas de transport local ou à l’étranger pour des coraux et anémones jusqu’à ce que les certificats de santé soient à nouveau diffusés.  Les expéditions ne seront que reportées, mais prévois la reprise des exportations de corail dans peu de temps.

 

Kenavo

Indonésie: le plus grand sanctuaire du monde pour la raie manta

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L’Indonésie a officiellement créé vendredi le plus vaste sanctuaire du monde pour la raie manta, une réserve destinée à protéger ce fascinant, mais fragile animal, victime de la surpêche, et promouvoir l’écotourisme dans l’archipel.

La nouvelle législation assure une protection de la créature dans toutes les eaux côtières de l’Indonésie, le plus grand pays d’Asie du Sud-est, autrefois paradis des pêcheurs de raies et de requins.

Le sanctuaire couvre près de 6 millions de mètres carrés autour du littoral indonésien composé de plus de 17 000 îles.

L’ONG de défense des animaux Conservation International a salué une décision «audacieuse».

Un récent rapport a montré qu’un seul spécimen de raie manta génère un million de dollars de revenus du tourisme de sa naissance à sa mort, alors qu’une raie tuée pour sa chair ne rapporte que de 40 à 500 $, rappelle l’organisation.

De nombreux touristes étrangers affluent chaque année en Indonésie pour pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux à la biodiversité parmi les plus riches au monde.

«L’Indonésie aujourd’hui est la deuxième destination touristique au monde pour la raie manta avec un chiffre d’affaires estimé à 15 millions de dollars», selon Agus Dermawan, un haut responsable du ministère des Affaires maritimes et de la Pêche.

Pourvues d’immenses nageoires en forme d’aile, les raies manta peuvent atteindre 7,5 mètres d’envergure.

Leur population locale décline vertigineusement à cause de la consommation des Chinois qui utilisent notamment leurs branchies dans la médecine traditionnelle.

L’Indonésie rejoint d’autres pays comme l’Équateur, les Philippines, la Nouvelle-Zélande et le Mexique qui ont déjà pris des mesures de conservation semblables.

Les deux espèces de raie manta (manta alfredi et manta birostris), dont les populations déclinent, sont inscrites sur la liste rouge des espèces vulnérables établie par l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Source, AFP, 21 février 2014