5 octobre 2022

Les dinoflagellés

Les dinoflagellés sont des protistes de formes très diverse. on connait près de 2000 espèces actuelles réparties en 125 genres environ. Le plus grand, Noctiluca, peut atteindre 2 mm de diamètre ! La moitié des espèces environ sont photosynthétique. Les dinoflagellés non photosynthétique se nourrissent de diatomées, d’autres dinoflagellés, d’autres protiste et d’œufs de vertébrés. Il existe des espèce d’eau douce mais la plupart appartiennent au phytoplancton marin. Les dinoflagellés photosynthétiques ne sont surpassés par les diatomées en tant que producteurs primaires des eaux côtières. Certains dinoflagellés sont benthiques, d’autres parasitent les poissons, les algues ou d’autres protistes. On connait, pendant les mois chauds d’été, des pullulations de dino côtières si importantes que l’eau est colorée de rouges ou d’or. Les espèces responsables de ces marées rouges produisent une neurotoxine qui affecte le fonctionnement des muscles chez les organismes sensibles, humain compris.

Microalgue dinoflagellée de grande taille, colonisant les massifs coralliaires morts des mers tropicales (Océan Pacifique, Caraïbes…). Gambierdiscus toxicus produit une phycotoxine appelée gambiertoxine (ciguatoxines et maïtotoxine), responsable, par les chaînes alimentaires, d’une grave intoxication, la ciguatera, par consommation de poisson.

Chez beaucoup d’espèces, la cellule est protégée par une thèque constituée de plaques rigides de cellulose incrustée de silice.

Les flagelles reposent dans deux sillons superficiels : le transversal ou équatorial, appelé « cingulum », le longitudinal, appelé « sulcus » (du latin cingulum, ceinture, et sulcus, sillon) .

Le sillon équatorial sépare la cellule en une partie supérieure (l’épicone) et une partie inférieure (l’hypocone). postérieur (hyposome), et, si une thèque est présente, ces deux parties sont appelées respectivement « épithèque » et « hypothèque ».

Certaines espèces ont un « appareil photosensible », et d’autres un véritable ocelle, qui servirait vraisemblablement à détecter les proies.

Nombreuses sont les espèces photosynthétiques. Mais la grande variété de chloroplastes témoigne de plusieurs endosymbioses secondaires. Il y a eu en effet, chez un ancêtre du groupe, une endosymbiose secondaire avec un eucaryote de la lignée rouge. Certains Dinoflagellés ont perdu cet endosymbiote, et parmi ceux-ci beaucoup sont restés hétérotrophes. Mais d’autres ont effectué une endosymbiose dite tertiaire avec des Straménopiles, des Cryptophytes ou d’autres Dinoflagellés

Un certain nombre d’amateur ont récemment rapporté l’apparition de leur aquarium. Ces proliférations sont parfois toxiques pour les habitants de l’aquarium. Les escargots herbivores se retournent, cessent de manger et meurent. Les chirurgiens qui mangent les dinoflagellés cessent quelquefois de s’alimenter et meurent d’inanition. les oursins peuvent perdre leurs épines et périr eux aussi. l’invasion est si rapide que les changements d’eau, les variations de la salinité ou les siphonnages n’ont aucun effet. La stérilisation par U.V est un moyen de limiter les dégâts, mais s’avère inefficace pour se débarrasser de cette plaie. L’ozone est tout aussi inefficace et bizarrement elle disparait, apparemment spontanément, aussi vite qu’elle est arrivée.

On peut réduire le problème en modifiant la photopériode. Eteignez l’éclairage du bac pendant 24 heure, puis instaurez un durée de jour de 4 heures seulement jusqu’a la disparition des dinoflagellés. Si cette méthode n’aboutit pas a l’éradication complètes, elle permet au moins de limiter la multiplication des algues

Les dinoflagellés ont à peu près les memes besoins en nutriments que toutes les microalgues et, des lors qu’ils sont apparus dans l’aquarium, ils peuvent résister a des niveaux de phosphates très bas. Il est extrêmement difficile de se débarrasser de cette calamité, mais nous avons remarqué que le moyen le plus efficace est l’élévation du ph. L’utilisation d’un matérieau absorbant les phosphates permet parfois d’en venir à bout , mais ce n’est pas toujours le cas. En cas d’infection, diminuez les apports d’oligoéléments. Ils ne sont pas a l’origine des proliférations algales, mais ils les stimules. Après la disparition des dinoflagellés, vous pourrez reprendre les apports comme auparavant.

D’autres algues peuvent proliférer en même temps que les dinoflagellés : diatomées, cyanophycée et algues vertes qui ont toute une consistance muqueuse .

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