Dans les coulisses du marché des poissons d’aquarium

Chasser des espèces rares pour remplir les parcs aquatiques, c’est le travail de Gérard Carrodano. Cet ancien champion de chasse sous-marine approvisionne une cinquantaine d’aquariums en Europe. Une poignée de pêcheurs en France fait ce métier. Certaines espèces méditerranéennes pêchées à 20 ou 30 mètres de profondeur supportent mal une remontée brutale. Pour limiter la mortalité Gérard Carrodano a sa technique. Une fois capturés, les poissons sont installés dans des bonbonnes. Ils vont effectuer des paliers de décompression comme les humains.

Des poissons très surveillés

Un poisson n’a de valeur marchande qu’une fois acclimaté à la captivité. Avant d’être vendus, les poissons de Gérard sont nourris, soignés pendant des mois. Le but : garantir qu’ils soient autant à l’aise que dans leur habitat naturel. Difficulté de la capture, abondance ou rareté de l’espèce, le prix varie au cas par cas. 12 euros les Cauris, 400 euros pour un élégant poisson-papillon et jusqu’à 600 euros pour des raies quasi domestiques. Les pensionnaires de Gérard passeront ensuite de l’ombre à la lumière sous le regard des visiteurs d’un parc aquatique.


 

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