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Le blanchissement corallien perturbe la structuration des peuplements de poissons

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Article parue le 21/10/2008  sur http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1798.php

L’impact du changement climatique sur les coraux ne fait plus l’ombre d’un doute, une augmentation de quelques degrés de la température des océans provoquant l’expulsion des algues microscopiques qui vivent en symbiose avec le corail. Alors que ce phénomène, à l’origine du blanchissement corallien, est bien connu des scientifiques, ses effets sur la structuration des centaines d’espèces de poissons qui peuplent les récifs demeurent peu étudiés à une large échelle. Des travaux, publiés récemment par une équipe internationale*, dont une chercheuse de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), mettent aujourd’hui en évidence l’impact sur les peuplements de poissons, du blanchissement massif résultant du phénomène climatique El Niño survenu en 1997-1998.

L’étude porte sur une soixantaine de sites coralliens de l’océan Indien, dont neuf sont situés dans une aire marine protégée. Ce travail scientifique de grande envergure montre que les changements dans la diversité, la taille et la structuration des communautés de poissons suivent le déclin du récif corallien. Les aires marines protégées, où la pêche est strictement interdite semblent en revanche avoir peu d’impact sur la reconquête du milieu naturel par les coraux. Un constat qui incite les scientifiques à préconiser la mise en place de réserves spécialement dédiées à la préservation des coraux.

Le corail constructeur de récifs peut être défini comme le résultat d’une symbiose entre organismes microscopiques d’origine végétale, les zooxanthelles, et un organisme animal, le polype. Du point de vue de la biodiversité, on compare souvent les récifs coralliens aux forêts tropicales humides. L’écosystème récifal abrite en effet des milliers d’espèces dont les interactions complexes gardent encore une grande part de mystère. Alors que la déforestation est le premier facteur de destruction des sylves tropicales, le phénomène de blanchissement constitue la principale menace de leur équivalent marin. Il suffit en effet que la température de l’océan augmente de quelques degrés pour que le polype expulse les zooxanthelles pourtant indispensables à sa survie. Sans ces algues microscopiques, le corail se dépigmente, ne reçoit plus les éléments nutritifs essentiels à son développement et finit par mourir.

L’élévation de température qui résulte de l’anomalie climatique régionale El Niño de forte intensité a provoqué, en février 1998, le blanchissement massif de près de la moitié des coraux de l’océan Indien, soit le plus important phénomène de ce genre depuis que les biologistes étudient cet écosystème. Pour les besoins de leur étude, les scientifiques ont confronté les données concernant les peuplements de poissons de 66 sites coralliens de sept pays différents (Maldives, archipel des Chagos, Kenya, Seychelles, Tanzanie, îles Maurice et La Réunion), recueillies au milieu des années quatre-vingt-dix à celles qu’ils ont collectées en 2005. En superposant ces informations, les chercheurs sont parvenus à dresser un bilan à l’échelle régionale de l’impact du blanchissement de 1998 sur les récifs coralliens. Leur analyse montre que la diminution de la proportion de corail vivant et l’altération de sa complexité architecturale constituent deux facteurs déterminants dans la modification de la structure des communautés de poissons récifaux. Après la mort du corail, les algues envahissent rapidement l’espace laissé disponible par les coraux morts, uniformisant ainsi l’habitat. La mortalité qui résulte du blanchissement affecte plus particulièrement les coraux constructeurs de récifs. Or, les édifices calcaires qu’ils élaborent servent d’abri et de nurserie à des dizaines d’espèces de poissons. Le déclin massif du corail touche donc celles qui dépendent étroitement des colonies coralliennes, soit pour se nourrir, comme les poissons papillons corallivores, soit pour se protéger, comme les petits poissons demoiselles. Lorsque leurs effectifs régressent, ces espèces sont souvent remplacées par des poissons herbivores (poissons perroquets, poissons chirurgiens…) adaptés à la consommation des algues proliférant sur le corail mort. Certaines, tels que les poissons du genre Segastes, peuvent alors envahir les récifs coralliens recouverts d’algues,comme cela s’est produit sur plusieurs sites après le blanchissement massif de 1998.
Par ailleurs, sur la soixantaine de sites étudiés, neuf sont inclus dans des aires marines protégées où la pêche est strictement interdite depuis le milieu des années soixante. Comme on pouvait s’y attendre, les scientifiques ont observé, après le blanchissement, une densité de poissons et une taille des spécimens plus importante dans ces réserves marines. Les coraux n’ont en revanche pas reconquis plus rapidement ces zones protégées. La faible régénération corallienne serait en partie liée au fait que ces périmètres de protection strictes sont proches de l’équateur, où le réchauffement des eaux océaniques survenu en 1998 a été le plus intense. Ces résultats, qui mettent en évidence ses effets délétères sur les récifs, montrent qu’il est nécessaire de concevoir des aires marines protégées spécialement dédiées à la protection du corail. La création d’un réseau d’aires marines protégées suffisamment éloignées de l’équateur pour limiter au maximum l’élévation de la température des océans liée au réchauffement climatique global, pourrait constituer, au niveau régional, des zones refuges efficaces à la fois pour la conservation des coraux et des espèces de poissons intiment liées à l’écosystème récifal.

Rédaction

DIC – Grégory Fléchet

Notes

* Ces travaux on été menés en collaboration avec des scientifiques de l’Université de Newcastle (Royaume-Uni), de la Société de conservation de la faune de New-York (Etats-Unis), de l’Université James Cook de Townsville (Australie), des Universités de la Réunion, de Marseille et de Perpignan (France).

Référence

Graham N.A.J., Mcclanahan T.R., Macneil M.A., Wilson S.K., Polunin N.V.C., Chabanet P. et al., Climate Warming, Marine Protected Areas and the Ocean-Scale Integrity of Coral Reef Ecosystems, PLOS ONE, 2008, 3(8): E3039. DOI:10.1371/JOURNAL. PONE.0003039

Les coraux de mer Rouge menacés par des escargots marins

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Publié le 22/09/2008 à 18:49 – Modifié le 22/09/2008 à 19:43 AFP

Les coraux de mer Rouge menacés par des escargots marins

L’augmentation de la population d’escargots de mer tropical « drupella cornus » dans le nord de la Mer rouge

depuis une trentaine d’années menace les récifs de coraux locaux, rapporte une étude d’une chercheuse de l’université de Vienne publiée lundi.

L’augmentation de la population d’escargots de mer tropical « drupella cornus » dans le nord de la mer Rouge depuis une trentaine d’années menace les récifs de coraux locaux, rapporte une étude d’une chercheuse de l’université de Vienne publiée lundi.

Le rassemblement de plus d’une dizaine de ces gastéropodes par mètre carré laisse derrière lui un récif mort et blanc recouvert en peu de temps par les algues. En conséquence les espèces vivant en étroit lien avec les coraux déclinent.

Les « drupella cornus » prédateurs de corail, répandus sur les récifs des Océans pacifique et indien, sont devenus les principaux habitants des récifs du nord de la Mer rouge depuis le milieu des années 1990 souligne la chercheuse Verena Schöpf.

Une étude de terrain a montré qu’ils sont trois fois plus nombreux au large de Dahab, dans le sud du Sinaï (Egypte), que dans d’autres récifs de la mer Rouge.

Les « drupella cornus » s’attaquent principalement aux coraux de type « acropora » les plus importants bâtisseurs de récifs, a démontré Mme Schöpf.

« Les coraux sont envahis plus facilement par les escargots quand ils sont attaqués ou endommagés » par les plongeurs, les ancres ou les tempêtes remarque Mme Schöpf qui n’a pu cependant établir de lien entre fréquentation touristique et présence des escargots de mer.

 

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Les Crabes Récifaux, se qu’il faut savoir

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Bonjour

 

Voici des photos de crabe non symbiotiques que l’on peut trouver dans nos coraux, il est très important de les retirer et de les tuer2 crabes  si dessous (Cymo andreossyi) sont dans une accro, ils mangent les tissus et endommagent les coraux.  Ils peuvent être trouvés sur Acropora et Pocillopora coraux .

A ne pas laisser dans le bac

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Cymo melanodactylus
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Cymo andreossyi

 

Un lien sur les crabes mangeur de coraux et les symbiotiques et sur le site reeflex

A ne pas confondre avec les crabes symbiotiques

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Tetralia cavimana

 

Kenavo